Nous avons publié une note à destination de notre clientèle secteur public, qui peut également intéresser tout investisseur. Vous pouvez l’obtenir en cliquant ici.
Cette note fait suite à l’annonce du retour des grands programmes d’investissements publics. Les dettes publiques vont s’envoler. Les épargnants français sont inquiets, ils se demandent où l’Etat va bien pouvoir prélever les fonds nécessaires pour rembourser ses dettes. Ils ont encore en tête la hausse de la pression fiscale entre 2008 à 2015. La note énumère les solutions fiscales et explique pourquoi non seulement il est peu probable qu’elles soient mises en œuvre, mais aussi pourquoi elles ne solutionneraient pas le problème.

Elle explique l’accélération attendue de la monétisation de la dette publique par le gonflement du bilan des banques centrales. Les principales économies de l’OCDE s’engageant simultanément dans la même politique monétaire, il n’y a pas de crainte spécifique à avoir pour la zone Euro.

La conséquence va surtout être un gonflement complémentaire du prix des actifs mais probablement toujours pas un retour de l’inflation. A l’exception éventuellement d’une inflation ciblée en raison des nouvelles mesures de protection sanitaires si celles-ci sont appelées à durer.
Les états vont pouvoir continuer d’emprunter à taux très bas, négatifs pour une bonne partie d’entre eux.

Les prix de l’immobilier core devraient continuer de croître, les actions non cotées et les grosses capitalisations boursières avec visibilité économique ne seront pas chahutées. Les liquidités en circulation sont en effet largement supérieures aux actifs disponibles.

Les états ont compris que la monétisation des dettes est la seule solution, les Etats-Unis dès 2008, la zone euro au lendemain de la crise des dettes souveraines à compter de 2015, après avoir tenté dans un premier temps d’augmenter la pression fiscale.

La note explique que les banques centrales ne sont plus indépendantes, qu’elles sont appelées à monétiser les déficits publics. Leur dernier champ libre d’action est d’inciter les organismes de crédit à renforcer les ratios prudentiels. Grâce à cela le système bancaire est aujourd’hui solide contrairement à 2008.
La note précise pourquoi les PGE sont des bombes à retardement pour la structuration des fonds propres des entreprises. La politique des banques centrales évite cependant une envolée des spreads.

Elle explique pourquoi les nouvelles émissions des états européens peuvent être considérées comme des emprunts perpétuels. D’inévitables discussions ne manqueront pas d’émerger au sein de l’Europe sur le sujet d’un remboursement concerté et mutualisé des dettes au-delà d’un certain niveau. Cela pourrait constituer une nouvelle étape de la construction européenne.

En attendant la BCE fera tout pour que les taux d’emprunts des états restent très bas. Elle ne mènera aucune action qui serait de nature à fragiliser la consommation.

La note analyse les conséquences probables sur la distribution du crédit aux entités publiques dans les années à venir et explique pourquoi il devient nécessaire de diversifier ses sources et canaux de financement.