Le cycle économique dans lequel nous sommes entrés, reflation, est historiquement favorable aux actions sur le long terme ; c’est la classe d’actifs qui devrait le mieux performer, loin devant l’immobilier. Cependant le chemin peut être chaotique, la volatilité étant plus forte sur les actions.
Les investisseurs sont aujourd’hui attentistes, les places boursières se sont bien redressées depuis le début de la crise sanitaire et stagnent depuis un mois.
Les investisseurs ont bien compris que le rebond ne sera ni en V ni en U. Ils attendent désormais des mesures supplémentaires des banques centrales sans se contenter des annonces de dépenses publiques colossales qui visent à relancer les économies de façon concertée. Les banques centrales répondront sans aucun doute, elles n’ont pas le choix, peut-être avec de nouveaux instruments.
Il convient dans ce contexte d’être sélectif. La refonte du paysage économique est en cours.
Les méthodes traditionnelles d’analyse sont perturbées. Que doit être un bon PER une année comme celle-ci ? Les bénéfices par action risquent de s’effondrer subitement pour une partie des valeurs cette année. 2020 sera-t-elle l’annus horribilis vite oubliée ou n’est-elle pas le déclencheur d’un malaise plus profond ?
On ne peut s’empêcher de penser, comme nous le soulignions déjà dans notre note du 6 janvier 2020 (cliquez ici), donc avant la crise du COVID, que le monde économique est confronté depuis plusieurs années à un problème majeur : la crise des débouchés. La crise du COVID n’est-elle pas simplement un amplificateur ? Les annonces de diverses sociétés ces dernières semaines, nous montrent que les mêmes stratégies passées sont mises en place dans cet environnement à défaut d’investir : réduction des coûts, croissance externe, rachat d’actions jusqu’au retrait de la cote. A l’exception, bien entendu, des nouveaux secteurs.
Ces pratiques déstabilisent la stratégie des actionnaires qui suivent l’adage « pas vendu, pas perdu ». Un retrait obligatoire de la cote après un violent décrochage servira les intérêts de l’entreprise mais figera définitivement la perte de l’actionnaire.
Le non coté ne connaît pas ces vicissitudes mais il est plus discrétionnaire d’accès.
Pour l’investisseur attaché au stock-picking, il convient de rappeler quelques principes :
– La prudence s’impose sur les sociétés très endettées : il faut veiller à ce que l’endettement ne soit pas synonyme d’effet de massue ;
– L’analyse des fondamentaux de l’entreprise demeure plus que jamais un élément clef. Croisée avec la stratégie de l’entreprise et la qualité des dirigeants, elle permet de répondre à une question essentielle : est-ce que cette entreprise sera dans 15 ans de toute évidence plus grosse, plus développée, plus incontournable qu’aujourd’hui ou non ?
Si vous n’êtes pas à l’aise avec cet exercice, peut-être vaut-il mieux réduire le stock-picking et faire confiance à des gérants de fonds, dont c’est le métier. Encore faut-il bien choisir ses fonds supports. Dans cet environnement où une différenciation va s’opérer, les fonds sectoriels et thématiques auront notre préférence.
Nous pouvons vous accompagner quel que soit votre support : compte-titres ordinaire, PEA, assurance-vie, contrat de capitalisation, PER/PERP ou contrat d’épargne salariale.